A chaque jour suffit son paragraphe - Voici ma page, prenez-en tous.



Samedi 28 juin 2003
Vous aurez remarqué que le blogue précédent paraissait un peu court et vite terminé. En fait, alors que je le terminais, Matteo a réclamé sa panade de 4 heures (à 3 heures) et donc, étant donné son coffre de baryton hypertrophié, j'ai dû m'acquitter de la tâche "salissante" de la panade: une demi-banane, un jus d'une demi orange, un petit suisse et la moitié autour de la bouche pour une petite moitié dans la bouche. Je suppose que vous m'excuserez, car j'avais une bonne raison de couper "court". Serge

Lundi 16 juin 2003
Dans un premier temps, je voulais vous parler de ce jeune homme de 16 condammé aux USA à quatre peines consécutives de détention à perpétuité pour avoir pris en ôtage un homme d'affaires et tiré en direction de policiers, information que je voulais relier à ce fait divers flamand et ce cas de "légitime défense" d'un commerçant qui a tué un cambrioleur pour protéger "ses biens". Inutile de dire que le commerçant sera sans doute laissé libre, une montre ou un collier étant plus important que la vie d'un homme, surtout s'il est malhonnête. Au lieu de laisser les commerçants se faire justice, ne faudrait-il pas rénover le système des assurances ? Vaste débat, s'il en est! Mais il s'est passé autre chose qui m'oblige à passer sous silence ces détails de la vie peu importants. Mon éditeur vient de m'envoyer un mail m'expliquant qu'un éminent critique littéraire faisait un immense lobby contre moi à cause de ma réaction à l'article que ce critique avait publié sur mon livre "Calixte". Je m'explique : quand Calixte est publié, nous sommes tombés sur un article particulièrement incendiaire dans un journal luxembourgeois qui "démolissait" Calixte. Outre le fait que je me disais que mon roman ne méritait pas tant d'honneur, j'ai "tiqué" sur un passage de l'article où le critique disait que j'étais irrespectueux. Or il s'agissait là d'une attaque non plus contre le roman, mais contre l'auteur, attaque d'autant plus idiote que ce monsieur ne me connait pas personnellement. J'ai réagi par un mail auquel il n'a pas répondu, puis par un petit texte que vous trouverez sur mon site à l'adresse http://web.wanadoo.be/aldagor/calixte5.htm. Il en a eu vent et depuis lors, mon texte circule, paraît-il et ma carrière serait compromise (côté positif : j'ignorais que j'avais une carrière). J'avais d'ailleurs l'intention de solliciter une bourse d'écriture et il semble que je peux déjà faire une croix dessus. Je n'aurai qu'une réaction : on aura tout vu! On en veut à mon intégrité littéraire, les portes de la gloire, à peine entrouvertes, se referment. Il ne me restera plus que ce blogue et mes larmes versées sur des romans non écrits. cela veut également dire qu'un critique a plus de poids dans ce beau pays qu'un artiste, on est pas mal partis! J'attends vos mails de soutien à l'adresse habituelle avec comme message : sauvez Serge Federico de l'opprobre littéraire. Serge

Samedi 7 juin 2003
Bravo JUJU!!

Jeudi 5 juin 2003
Henin contre Clijsters en finale, ça mérite un blogue!

Vendredi 16 mai 2003
Mon premier blogue envoyé depuis mon nouvel (et très design) Imac. Mais je n'ai rien à ajouter par rapport au blogue de ce matin. Serge

Vendredi 9 mai 2003

Je n'avais aucune idée de ce dont j'allais vous parler aujourd'hui.

De ma réunion d'hier? Trop mortelle

Du dvd loué hier : the Cube? Bon film, mais est-ce intéressant

Du foot du lundi? On m'a conseillé de ne plus le faire

De Matteo? Il dort, ne le réveillez pas

D'Isabella? Les gens heureux n'ont pas d'histoire

De ma grosse réunion de ce WE (38 interprètes, toutes les langues de l'UE, 200 participants)? J'ignore pourquoi, mais je n'arrive pas à stresser

Du temps qui passe et rien qui ne se passe? Cela, vous le savez.

De mes petites contrariétés quotidiennes? Il n'y a rien qu'un petit ulcère ne saura résoudre

Des élections à venir? Je suis à 85 % sûr de passer dans le rang du PS

Des vacances prochaines? Je ne bougerai pas de la maison, donc...

De mon immense frustration actuelle? N'en jetons plus.

 

Donc, je vous parlerai simplement d'un petit entrefilet lu dans le Soir du jour : il parait que le patron de l'équipe de foot de Manchester Utd refuse d'augmenter le salaire de David Beckham (le joueur le plus diamétralement opposé à Zidane; si Zidane n'a pas de cheveux, mais semble vraiment se soucier de bien dépenser l'argent qu'il gagne, au service des autres, Beckham lui a beaucoup de cheveux et en a fait son principal argument de vente). Il faut dire que le roi David ne touche que 145000 euros par semaines (il y a bien trois 0; j'ai enfin trouvé d'où ventait cette chanson : et 1, et 2, et 3 0)

Sur ces belles paroles, je vais travailler (pour un salaire de misère si on le compare à l'autre)

Serge


Lundi 5 mai 2003

Désolé, suis fatigué, trop fatigué pour penser, trop fatigué pour taper t ut s l s let r s d   e bl ue.

Demain, plus, aujourd'hui rien.

Ciao


Jeudi 1 mai 2003

Désolé, c'est le 1er mai : je ne travaille pas.

A demain

 

Serge


Dimanche 27 avril 2003

Juste un petit mot pour vous prévenir que j'ai ouvert un nouveau blogue consacré exclusivement à mes écrits. A propos, quelqu'un m'a envoyé un mail me traitant d'écrit-vain, qu'en pensez-vous?

L'adresse de l'autre est http://joueb.com/aldagor/

A demain.

Serge


Vendredi 25 avril 2003

Il est 09h41; or Matteo ne doit manger qu'à 10h et je suis seul à la maison. Mais ma technique est au point : l'enfant sur le bras gauche, je tape de la main droite... ca marche pas. je vais lui donner son biberon et je reviens. A tout de suite.

10h15

Me revoilà. Quel bel art que celui du biberon. Mais analysons-le, voulez-vous (de toute façon, vous n'avez rien à dire). 

L'art du biberon concerne trois acteurs : le biberon, un objet inanimé dont le seul intérêt est qu'il soit là et qu'il se vide, de préférence rapidement et de préférence dans la bouche du bébé; la maman ou le papa, dépassés par les événements et qui essayent tant bien que mal de diriger l'acteur 1 dans la bouche de l'acteur 3, en évitant de mettre l'acteur 1 dans l'oeil ou l'oreille de l'acteur 3; l'acteur 3, soit le bébé, le seul à savoir ce qu'il fait.

L'art du biberon se pratique assis sur un large fauteuil aux accoudoirs accueillants et non pas debout dans le métro (essayez la seconde technique et nous en reparlerons).

Chaque performance dure entre 5 minutes (de jour ou quand l'acteur 2 n'a rien d'autre à faire) et 45 minutes (la nuit ou quand l'acteur 2 a mille autres choses à faire ou qu'il est dans un lieu public, encombré et enfumé).

L'art du biberon date de la préhistoire, lorsque les parents nourrissaient leur bébé de lait de mammouth en plaçant directement l'enfant au bout de la trompe dudit mammouth.

L'art du biberon est entré dans les musées avec le tableau de Magritte : ceci n'est pas une régurgitation.

L'art du biberon, enfin, est éphémère et s'arrête lorsque l'enfant le décide.

Voilà, ceci était un blogue simple, pour ne pas dire simpliste. J'ai longtemps envisagé de vous en faire un plus profond, sur la vie et la mort, mais je me suis dit que l'époque était au simplisme et que, dès qu'on essaye de proposer une réflexion sortie des sentiers battues, il n'y a pas que le sentier qui se fait battre. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle pour l'instant, tout le monde "tape" sur George W. Il s'agit là d'une cible a. évidente et b. facile. Qui, en effet, n'est pas d'accord lorsqu'on dit que W est un peu benêt? Personne. Mais je fais ma mea culpa : j'ai moi-même pratiqué l'antibush primaire.

Notez, le simplisme va plus loin : on préfèrera regarder un téléfilm sur TF1, plutôt qu'un classique en noir et blanc. On préfèrera lire Amélie Nothomb plutôt que Murakami et lorsqu'on philosophise, c'est toujours pour ressasser des lieux communs. Il existe d'ailleurs un lien de plus en plus fort entre "un sujet fort" et "un cliché". Cela me rappelle une phrase entendue au détour de je ne sais plus quel lieu public (en fait, je m'en souviens parfaitement, mais ne personnalisons pas le débat) : "tu as entendu Ouellebec, il scande maintenant." Décortiquons cette phrase, parfait représentante du "small talk" intellectualisant et simpliste. "Tu as entendu" veut dire "je présume que je suis le seul à l'avoir entendu, car moi, je suis intelligent et je m'intéresse aux gens"; "Ouellebec", la littérature prisunic dont tout le monde doit parler, mais qu'on n'est pas obligé de lire. "il scande" ne veut rien dire, rien du tout, et c'est la beauté de la chose, car on dit quelque chose qui ne veut rien dire pour faire croire qu'on a accès à un sens caché. C'est du grand art. Et enfin "maintenant" veut dire que l'érudition ne date pas d'aujourd'hui, que la personne qui parle a le savoir depuis longtemps. Cette phrase, simple au premier regard, dit tout sur l'humanité. Elle est simpliste, non pas par son sens, mais par ce qu'elle dit du simplisme ambiant.

Donc, dorénavant, je serai également simpliste, pour éviter les retours de flamme, pour vivre une petite vie simpliste, dans un monde simpliste, avec des lectures simplistes. Vive Simplet.

Demain, je critiquerai TF1.

Serge


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